Henri Moissan

La Sorbonne, M. le professeur Moissan, membre de l'Institut ; © Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne
La Sorbonne, M. le professeur Moissan, membre de l'Institut
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Le 10 décembre 1906 à Stockholm, Henri Moissan, pharmacien et chimiste français, reçoit le prix Nobel de chimie. 

« ... le monde entier a admiré l’exceptionnelle habileté expérimentale avec laquelle vous avez isolé et étudié le fluor, cet animal féroce parmi les éléments. Les travaux réalisés à l’aide du four électrique ont donné une immense impulsion dans le monde technologique et il est difficile pour le moment d’en mesurer la portée… »

Les propos du professeur P. Klaxon, président de l’Académie royale suédoise, soulignent les deux directions essentielles des travaux de recherche d’Henri Moissan : l’isolement du fluor et la conception du four à arc électrique qui, par la suite, ouvrira la voie des synthèses à très hautes températures. 

Cette année-là, le prix Nobel de la Paix est décerné à Théodore Roosevelt, vingt-sixième Président des États-Unis ; celui de Littérature à Giosuè Carducci, poète italien ; celui de Physique à Sir Joseph John Thomson, physicien britannique qui inventa le spectrographe de masse ; celui de Physiologie ou Médecine à Camillo Golgi, médecin italien et à Santiago Ramon y Cajal, histologie espagnol, pour leurs études de la structure du système nerveux.